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Voici la lettre qu'un riverain du 18eme arrondissement de Paris a envoyé à l'association Toxicomanie 18.

à l’attention de Mme ...........

Objet : votre courrier du 9 octobre 2007

Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier d’invitation à plusieurs réunions d’information relatives aux risques représentés par les objets contaminants.

Connaissant un peu votre association, je suis particulièrement choqué par une telle démarche.

Alors que vous (ou vos alliés) distribuez des kits de shoot aux toxicomanes, vous venez maintenant prévenir la population des risques résultant de la dissémination de ces matériels.

Les résidents du XVIIIème Est en ont marre d'être pris en otage et de faire les frais d'une politique pseudo humanitaire, consistant à concentrer les problèmes de toxicomanie dans leur quartier.

Vous prétendez alléger les souffrances des toxicomanes, mais vous ne les aider en rien à sortir de la dépendance.

Pour preuve, les pouvoirs publics ferment les yeux sur les trafics illégaux qui s’étalent depuis des années aux yeux de tous.

Il n’y a pas de quoi être fier de faire de ce quartier un état de non-droit supplémentaire.

L’accompagnement compassionnel auquel vous contribuez provoque des « dommages collatéraux » dont on se garde bien de parler. Et le cynisme est poussé à son paroxysme lorsque les pouvoirs publics osent mettre à l’ordre du jour de certaines réunions de quartier,  des thèmes comme : « Bien vieillir à La Chapelle » alors que l’on sait pertinemment que les premières victimes des toxicomanes sont les personnes âgées, comme en témoignent de récents faits divers d’agression en plein après-midi dans des halls d’immeubles.

Et si elles en avaient les moyens économiques et l’énergie, quitteraient bien volontiers ce quartier.

On tente d’anesthésier la population par de beaux discours qui n’ont d’autres buts que de la contraindre à accepter comme une fatalité, la violence liée au crack, ce fléau que la municipalité fait semblant de combattre, mais pérennise.

Un cercle vicieux s’est mis en place, d’abord par la droite puis la gauche, consistant à sous-traiter le problème par des associations qui n’ont pas forcément de feuille de route et qui échappent à tout contrôle, bien que financés par l’argent public.

En tant que citoyen, riverain et contribuable, cette situation est inacceptable.

Aussi, on peut se demander dans quelle mesure la toxicomanie n’est pas devenue un fonds de commerce pour le business politico-associatif.

J’espère qu’un jour la vérité finira par éclater au grand jour.

Avec mes salutations distinguées

Philippe FRETTE
(ancien conseiller de quartier)

Nous soutenons entièrement cette démarche. Effectivement, il faudra bien qu'un jour la vérité éclate au grand jour.

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ET ÇA CONTINUE

" Subutex les filières de l’Est " titre LE POINT qui relève que dans les pays Balte la consommation de ce produit " explose ", alors qu’en Georgie les comprimés revendus 100 dollars l’unité sont utilisés en intraveineuse par les toxicomanes. Affirmant que chaque jour des passeurs sont interceptés à l’aéroport de Tbilissi, le magazine observe que cette situation a conduit l’ambassadeur de France à appeler à une " lutte d’urgence contre ce trafic ", sachant qu’un séminaire international organisé en mars à Tbilissi " stigmatisait l’usage dévoyé du Subutex ". D’après le journal, le démantèlement en cours du réseau parisien " est une première réponse ".

L’AFP signale que les 12 personnes interpellées ont été mises en examen comme auteur principal ou complice pour tout ou partie des infractions suivantes : " infraction à la législation sur les stupéfiants ", " infraction à la législation sur les produits vénéneux » et « escroquerie à la sécurité sociale ". Indiquant que les trois trafiquants présumés en situation irrégulière sont originaires de Tunis et de Bagdad, l’agence rapporte que les médecins sont pour leur part originaires du Maroc et de Tunisie pour deux d’entre eux, et exercent dans le 19ème arrondissement de Paris, à Villejuif et à Montreuil, alors que les pharmaciens ont leurs officines à Paris, Villejuif et Aubervilliers. L’agence qui explique que les praticiens délivraient une ordonnance pour du Subutex ou du Skénan contre 20 euros et se faisaient rembourser les consultations par la sécurité sociale en fournissant de fausses attestations de couverture maladie universelle (CMU) ou d’aide médicale d’Etat (AME), précise que les trafiquants se rendaient ensuite dans une pharmacie complaisante et obtenaient le produit sans rien débourser, grâce aux fausses attestations de CMU ou d’AME. D’après l’agence, les policiers ont retrouvé chez l’un des revendeurs plus de 200 plaquettes de Subutex, plus de 100 ordonnances vierges et un très grand nombre de fausses attestations de CMU et ils sont par ailleurs tombés au cabinet de l’un des médecins sur un millier de photocopies de fausses attestations de CMU et d’AME. Affirmant que selon la police, l’une des pharmacies aurait délivré depuis décembre 12 000 boîtes de Subutex et près de 1000 de Skénan, soit un préjudice de près de 250 000 euros pour la sécurité sociale, l’agence relève que ce marché fonctionnait depuis 2004 avec un préjudice total pour la sécurité sociale évalué à plus de 500 000 euros. L’agence qui souligne que ce trafic alimentait Paris, des pays d’Europe de l’est et la Finlande, note que le démantèlement de la filière a commencé en octobre avec l’arrestation d’un homme en possession de 32 ordonnances de Subutex, lequel avait été mis en examen et écroué, tout comme le généraliste parisien qui délivrait les ordonnances.

LE PARISIEN  annonce également l’interpellation de neuf médecins et pharmaciens, précise que la pharmacie ayant vendu 12 000 boîtes de Subutex est située dans le 12 ème arrondissement de Paris.

LIBERATION qui fait également le point sur cette affaire, observe que " le Subutex est davantage prescrit en France que dans les pays voisins " qui ont plus recours à la méthadone. Le journal rappelle que " détourné de son usage et utilisé par voie intraveineuse, le produit provoque une forte accoutumance et des effets secondaires redoutables ".

Et pendant ce temps on dérembourse un  grand nombre de médicaments pour les enfants ou pour les personnes âgées. Cela est la preuve qu'il fallait classer le Subutex au rang des stupéfiants. Si le crétin qui dirige la MILDT s'était appuyé sur les associations de lutte contre la drogue au lieu de penser que ce sont des associations fascisantes, nous n'en serions peut-être pas là.

Pourquoi la France a choisi le Subutex contrairement au reste de l'Europe qui se sert de la méthadone, tout simplement pour ne pas faire ce que font un grand nombre de pays "contrôler les toxicomanes avant de leur donner leur dose". Cela évite les usages détournés et surtout que le contribuable finance une drogue légale. Mais bien sûr en France, le lobby de la R.D.R fait pression pour qu'il n'y ait surtout pas de contrôle.

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DE QUI SE MOQUE LE
MINISTRE DE LA SANTE ?

Après avoir déjà lancé deux vagues de déremboursements de médicaments (82 médicaments en 2003 puis 156 autres au 1er mars 2006)le Ministre de la Santé a décidé de baisser le taux de remboursement de 41 autres. Cela doit permettre de faire une économie  à l'assurance-maladie.

Alors, pourquoi ne pas faire, en 1er lieu des économies sur l'un des médicaments qui creuse le plus le trou de la Sécurité sociale : le SUBUTEX (l'un des douze médicaments les plus couteux).

SUBUTEX LA GRANDE ILLUSION

Claude Frémont ancien directeur de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie nous rappelle que :

Le Subutex est mis sur le marché et est déclaré remboursable en 1996, dans des conditions libérales vraiment unique au monde. La France est un grand et beau pays, une fois de plus à l'avant garde. En matière de  catastrophe sanitaire, elle s'y connaît aussi. Le Subutex explose. De 4000 personnes traitées en 1996, on passe à 50 000 en 1997, jusqu'au chiffre de 85 000 estimé aujourd'hui. Un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2005 pour le laboratoire*. Dans les douze médicaments les plus coûteux pour l'assurance maladie. A 24 euros la boîte de  comprimés**, à raison d'un par jour, c'est quand même pas donné. D'autant que les consommateurs sont pris en charge à 100 %, pour la plupart d'entre eux(...)

Début     2003,   la    CNAMTS    y    va     de    son   couplet,   s'extasiant    sur  le    bilan
" globalement positif"
. Et là, je me méfie, instruit par l'expérience (...) Je mobilise 3 agents et je m'y colle. Des horreurs à la pelle. Sur 500 consommateurs au long cours de Subutex, au moins une centaine de cas ahurissants et souvent dramatiques. Des doses supérieures de deux à trois fois aux doses maximales, qu'on se procure en s'adressant à 5 ou 6 médecins différents et autant de pharmaciens. Quand ça ne suffit pas, on fabrique de fausses prescriptions, sur des ordonnances dérobées. L'enquête nous prend des mois. Une base de données qui tourne à plein régime. Des milliers de dossiers épluchés, des centaines de courriers adressés, des dizaines d'assurés entendus, d'autorités alertées. Des mesures draconiennes pour limiter la casse, jusqu'au refus de prise en charge pour les cas les plus graves. Des convocations systématiques devant le contrôle médical, une mise en garde près des médecins et des pharmaciens, abusés pour les uns, laxistes pour les autres. J'impose aux consommateurs nomades le choix d'un seul médecin et d'un seul pharmacien. Je fais approuver par le conseil d'administration dix mesure d'encadrement et de contrôle conformes à des recommandations officielles posées dès l'origine, mais jamais appliquées, y compris l'utilisation de carnet de santé.(...)

Lors d'un séminaire le médecin-conseil national tente de m'assassiner. Je veux dire en paroles. J'avais eu tort d'appuyer là où ça faisait mal, de découvrir et de dire ce que nombre d'experts disaient depuis longtemps, repris par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) dans une circulaire du 22 juillet 2003 :" La large utilisation du Subutex est à l'origine d'abus et d'usage détourné. Jusqu'à 30 % des consommateurs l'utilisent en injections intraveineuses. Un circuit parallèle avec trafic de rue, troc ou revente, a été confirmé par des rapports de police et des observations de professionnels de santé." (...)

* Le fabricant du Subutex est le laboratoire Schering Plough

** La boite de Subutex est composée de 7 cachets à raison d'un par jour (quand le toxicomane respecte la dose), cela fait 4 boites par mois x 25 €. Le calcul est vite fait.

La presse révèle aussi ce scandale :

Valeurs Actuelles du 20 octobre 2006 : rien que dans la capitale, le trafic du Subutex est passé de plus de 4 000 cachets saisis en 2004, à 16 000 en 2005. Et pour les six premiers mois de cette année, plus de 9 000 cachets ont déjà été saisis !

Le Parisien du 17 octobre 2006 : Depuis 1996, ce dérivé de l'opium, répertorié comme un médicament de substitution, fait l'objet de fraudes importantes rendues possibles grâce au concours de médecins véreux. On oublie aussi un phénomène méconnu, le trafic international de Subutex à partir de la France et plus précisément de Paris. Ce trafic qui pollue la vie du quartier Château-Rouge (75018). Lors des six premiers mois de cette année, plus de 9 200 cachets ont été découverts sur des passeurs qui les transportent vers les pays de l'Europe de l'Est (Géorgie, Pologne, Lituanie, Hongrie...) et en Finlande. Le Subutex présente de hauts risque à l'injection et crée une forte accoutumance. Autre effet : ce trafic creuse le trou de la Sécurité Sociale.

Le Parisien du 17 octobre 2006 :  3 € à Paris, 70 € en Finlande
Une activité très lucrative, le quart d'un comprimé vendu un peu plus de 3 € en France (remboursé par la sécu) se monnaie à 30 € en Géorgie. Cela atteint même les 70 € en Finlande où les toxicomanes parviennent à se faire 4 ou 5 injections avec un seul comprimé. Dans ces deux pays, l'essentiel du Subutex saisi provient de la capitale.

La MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) est aussi obligée de reconnaître que les dépenses générées par les détournements de Subutex auraient atteint 20 millions d'euros en 2005 d'après son Président Didier Jayle.
Des chiffres qui doivent évidemment être très largement en dessous de la réalité, car la MILDT a toujours tendance à minorer ce qui dérange.

Pourtant en décembre 2005, la MILDT préconise le classement du Subutex dans la catégorie des stupéfiants, ce que nous réclamons depuis des années.

Malheureusement le projet récent de la MILDT de voir classer le Subutex en catégorie de produits stupéfiants à été sans suite. Confronté à l'opposition d'un lobby associatif, le Ministre de la Santé a finalement annoncé, le 15 août 2006, qu'il renonçait à ce classement.

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"Le Subutex ne devrait pas être classé comme stupéfiant" annonce LE MONDE du 15 juillet. Le journal rappelle que la proposition d’inscrire le produit de substitution aux opiacés au tableau des stupéfiants "a été réclamé(e) par le président de la MILDT", Didier Jayle, au début de l’année "au motif qu’elle permettrait de mieux lutter contre le mésusage et le trafic de rue de ce médicament". Pourtant, si le classement du Subutex " paraissait acquis " en juin dernier puisque Xavier Bertrand, ministre de la Santé, avait affirmé "on va vers cette décision de classement", le journal explique que c’est au cours de la phase de concertation avec les acteurs "de la réduction des risques" que cette "hypothèse" "s’est éloignée". En effet, Le Monde rapporte que les intervenants en toxicomanie ont réaffirmé leur hostilité à cette mesure soulignant que "la réduction des risques a remporté des succès (en 10 ans les morts par overdoses ont été divisés par 5)" et que sensible à ces arguments, le ministère de la Santé a préféré "opter pour un groupe de travail" chargé de dresser "avant la fin de l’année un état des lieux région par région de la dispensation du Subutex et de proposer des mesures répondant aux dysfonctionnements observés". Le quotidien note que, pour les intervenants en toxicomanie, la constitution de ce groupe de travail "est une première victoire". Toutefois, le président de la Mildt ne "se sent pas désavoué" : "mon objectif est de faire baisser le trafic de rue et pour cela toutes les mesures sont bonnes à prendre", "le classement du Subutex comme stupéfiant n’est qu’un moyen, pas un but en soi", a-t-il affirmé. Pour Le Monde, la position de D. Jayle est "pourtant de plus en plus fragile" sachant qu’une "une pétition internationale (lancée par plusieurs spécialistes de la réduction des risques)" estime (...) que le classement par la France du Subutex comme stupéfiant constituerait un "précédent catastrophique pour les autres pays".

Et encore une marche arrière de ce gouvernement. Décidément le lobby de la R.D.R qui fait la pluie et le beau temps à la MILDT fait vraiment peur à nos dirigeants.
Les groupes de travail se composent toujours des mêmes personnes, y compris pour les communautés thérapeutiques où elles se retrouvent juge et partie.
Bel exemple de la démocratie en France.

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COMMUNIQUÉ

Politique de la drogue : moins d’héroïne, plus de cocaïne,
les résultats restent accablants

Lausanne/Yverdon-les-Bains, le 9 juin 2006.

L’Association Romande Contre la Drogue (ARCD) proteste avec vigueur contre l’interprétation scandaleuse qui est faite d’une étude de deux chercheurs zurichois à propos de l’évolution de la consommation d’héroïne. Contrairement à ce qui est affirmé de manière manipulatrice, la diminution du nombre d’héroïnomanes ne tient pas à la "politique de la drogue libérale" menée en Suisse ; en réalité, la situation ne s’est pas améliorée, mais ce sont les produits stupéfiants utilisés qui ont changé: moins d’héroïne, beaucoup plus de cocaïne, telle est la réalité navrante de l’évolution de la consommation, sans oublier les ravages provoqués par un cannabis fortement dosé.

En 1991, on se trouvait à la veille de la fermeture du Platzspitz, la première grande "scène ouverte de la drogue" zurichoise. Si le nombre d’héroïnomanes a effectivement diminué depuis lors, comme le relèvent Carlos Nordt et Rudolf Stohler dans une étude concernant les traitements de substitution à la méthadone et à l’héroïne à Zurich (The Lancet, 2 juin 2006), on ne saurait en attribuer le mérite à une "politique de la drogue libérale". Il se trouve simplement que les consommateurs de drogues ont jeté leur dévolu sur la cocaïne et un cannabis fortement dosé plutôt que sur l’héroïne, considérée comme une drogue de "looser", avec les résultats accablants que l’on constate aujourd’hui :

  • Aucun pays d’Europe n’enregistre un taux de consommation de cannabis chez les jeunes (et les très jeunes) aussi élevé que la Suisse ; circonstance aggravante, le taux de substance psychoactive de ce cannabis est de 7 à 18 fois plus élevé que dans les années 90 ;
  • L’épidémie de cocaïne apparue au lendemain de la fermeture des "scènes ouvertes" de la drogue touche désormais plus de 100'000 consommateurs ; aucun programme de prévention n’a été mis sur pied ;
  • La consommation de drogues synthétiques, ecstasy et GHB en tête, continue de se développer ;
  • Il résulte de cette hausse de la consommation de drogues une violence accrue, des dépressions, des psychoses et un taux de suicide en forte augmentation chez les jeunes ;
  • De 1999 à 2005, le nombre de surdoses mortelles est passé de 181 à 212 dans l’ensemble de la Suisse et de 45 à 63 dans le seul canton de Zurich ;
  • La mise en place dans les années 90 d’une politique dite de "réduction des risques" s’est faite aux dépens de la prévention, de la thérapie et de la répression. Au cours des six dernières années, 44 institutions spécialisées dans le sevrage et la réhabilitation des toxicomanes (25 % de l’offre totale) ont disparu. La demande pour des thérapies résidentielles est en chute libre.

S’agissant de la prescription d’héroïne, qui a passé du stade des essais (1994-1996) à celui d’un traitement à prétention thérapeutique (1999), remboursé par les caisses-maladie (2002), l’Association romande contre la drogue tient à rappeler quelques faits. A ce jour, 2903 toxicomanes sont passé par les programmes de prescription d’héroïne. Une partie d’entre eux (plus de 200 ?) sont décédés. Le taux de maintien des participants dans les programmes est d’à peine 50 à 70 % selon la durée du passage. Ce sont les plus marginalisés,  donc ceux qui constituent le public-cible visé, qui sortent des programmes pour des raisons de manque de collaboration. Parmi ceux qui restent, rares sont ceux qui se dirigent vers une thérapie axée sur l’abstinence. Le rapport annuel 2005 du centre de prescription d’héroïne Koda, à Berne, indique que 3 toxicomanes sur 195 ont, l’an dernier, effectué un sevrage. Cela signifie que 98 % des participants continuent de consommer des opiacés, souvent en combinaison avec d’autres produits illégaux. On contribue ainsi à entretenir leur dépendance.

Les coûts sociaux liés à la consommation de drogues sont évalués, en Suisse, à plus de 4 milliards de francs par an. Sur la durée, les coûts d’un traitement axé sur l’abstinence se révèlent beaucoup moins élevés que ceux des programmes de substitution. Avec la prescription d’héroïne, on fait donc assumer aux contribuables et aux assurés des caisses-maladie des dépenses qui pourraient être évitées.

L’ARCD demande la mise en place d’une nouvelle politique de lutte contre les drogues illicites fondée sur une prévention digne de ce nom, un renforcement du dispositif sanitaire de prise en charge, avec l’abstinence comme but thérapeutique et une réponse judiciaire modulée à toutes les infractions, avec une répression ferme et systématique du trafic de stupéfiants.

Association Romande Contre la Drogue
Claude Ruey, conseiller national
Jean-Philippe Chenaux,
Maximilien Bernhard


Didier Jayle le Président de la MILDT (Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) et ses amis qui réclament la distribution d'héroïne et les salles de shoot sur le modèle Suisse connaissent-ils ses chiffres ?
Si oui dans quel but mentent-ils à la population.

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SOROS : QU'EST-CE QU'IL PRETEND ?

George Soros est né à Budapest, Hongrie, le 12 août 1930. Il a survécu à l'occupation nazie de Budapest et de l'Hongrie communiste en 1947, pour ensuite partir habiter en Angleterre, où il est ressorti de l'école d'Economie de Londres.

La Présidente d'Europe Contre la Drogue (EURAD), Graine Kenny, dans une conférence à Oslo, Norvège, en septembre dernier, a prévenu les autorités locales sur la libre consommation de drogues, proposée par le groupe "Réduction du mal". Elle convertirait la Norvège en un prisonnier de la stratégie de George SOROS, pour obtenir la légalisation globale de toutes les drogues. En plus EURAD dénonce que les personnes financées par le milliardaire George SOROS sont des fournisseurs de drogues.

On peut utiliser une métaphore pour illustrer la vie dans les villes : Aujourd’hui les jeunes pullulent dans un champ miné avec les yeux bandés. La drogue est à porté de main et ils ne connaissent pas les conséquences de son usage.

Selon les chiffres officiels publiés par la Sous-secrétaire de Prévention et Assistance des Addictions dans la Province de Buenos Aires : "Pendant les dix dernières années la quantité des décès parmi les jeunes de 14-19 ans a triplé dans toute la province". Et dans 90 % de cas, dit-elle, il s’agissait de morts évitables.

Ainsi, pendant la chute du taux de la mortalité infantile et l’augmentation de l’espérance de vie dans presque tout le territoire national, le taux de mortalité parmi les adolescents augmente à un niveau terrifiant, au point que selon les spécialistes cela n'est jamais arrivé depuis la Guerre du Paraguay, en 1865.

Et pendant tout ce temps George SOROS est la figure publique qui prête sa voix à la cacophonie de la légalisation. Le support financier, politique et social du mouvement pour la légalisation ne vient pas d’une grande diversité de gens et d’organisations, mais de quelques supporters de George SOROS, comme Robert Mc Namara et Walter Cronkite.

La Fondation des Politiques Relatives à la Drogue (DPF) à Washington, la Fondation Tides de San Francisco, l’Association  de Réduction des dommages (ARDA) à Santa Fe, en Argentine l’association d’échange avec le siège à Buenos Aires Argentine, bénéficient de la générosité du milliardaire George SOROS. Ils supportent des politiques permissives dans l'utilisation de la drogue, spécialement celles de la "réduction du mal".

SOROS et ses activistes affirment : "Apprendre aux toxicomanes l'administration adéquate des drogues illégales, le crack inclut, reduirait les dommages".
Apprendre à un toxicomane "l'administration adéquate des drogues" est comme laisser un chien affamé en charge d'une boucherie.  

Entre-temps la réalité nous montre que les adolescents qui utilisent des drogues, se suicident, quittent leurs familles, quittent leurs écoles et plongent dans la marginalité.

Le pouvoir de l'argent peut-il encourager la destruction généralisée de nos jeunes ? Nous les adultes, peut-on se plier devant l'argent, même si les conséquences sont néfastes ? Est-il intelligent de penser à notre poche et laisser tomber nos devoirs d'adultes ? Est-il pensable que pour gagner quelques pièces on désinforme nos enfants en leur faisant croire que la drogue est un élément récréatif ?

Buenos Aires, 4 juin 2006 

Claudio Izaguirre
Président
Association Antidrogue de la République d'Argentine

Il serait amusant de savoir, qui en France, parmi le lobby de ceux qui réclament les salles d'injections, la distribution d'héroïne, la dépénalisation du cannabis voir sa légalisation touchent également de l'argent des fondations ou des associations de  M. Soros.
Si des personnes ont des infos nous sommes preneur.

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 Le mauvais combat du lobby de la drogue 

Ce lobby instrumentalise la santé publique au profit d’un objectif exclusivement politique, la légalisation de toutes les drogues.

Sale temps pour le lobby Suisse de la drogue. Depuis la décision historique du Conseil national de ne pas entrer en matière sur le projet de révision de la loi sur les stupéfiants, en juin 2004, il vole de défaite en défaite et lorsqu’il croit pouvoir de nouveau marquer un point, c’est une victoire à la Pyrrhus comme on vient de le voir lors du dépôt des signatures pour l’initiative "pro-cannabis" : à peine 105'000 paraphes récoltés contre 500'000 escomptés initialement.

Ce lobby instrumentalise la santé publique au profit d’un objectif exclusivement politique, la légalisation de toutes les drogues. Son programme comprend la mise en place d’une politique de prétendue "réduction des risques", allant de la prescription d’héroïne aux héroïnomanes et de cocaïne aux cocaïnomanes, à l’ouverture de locaux pour l’injection et l’inhalation de drogues illégales, en passant par l’installation d’automates à seringues dans des lieux publics, la distribution de «sniff kits» pour les noctambules, le "testing" des pilules d’ecstasy dans les soirées techno, et bien sûr la légalisation du "chanvre à drogue", de la production à la consommation. Pour que les choses soient claires, celui dont la fondation américaine avait cofinancé l’initiative DroLeg, en 1998, a qualifié la "réduction des risques" d’étape intermédiaire sur la voie de la légalisation des drogues.

Comme les enveloppes budgétaires des pouvoirs publics ne sont pas indéfiniment extensibles et que des choix doivent être opérés, l’effet le plus tangible des mesures de "réduction des risques" déjà mises en œuvre a été d’affaiblir les trois piliers traditionnels de la politique de la drogue, la prévention, la thérapie axée sur l’abstinence et la répression. Ainsi, aucun programme de prévention ni de soins digne de ce nom n’a été mis en place pour répondre à l’épidémie de cocaïne née dans les années 90. Le nombre de places de thérapies axées sur l’abstinence a brutalement chuté, faute de moyens financiers et de motivation chez les toxicomanes. La répression du trafic de drogues est contrecarrée par la présence de locaux d’injection qui constituent autant de zones de non-droit où la police ne peut plus intervenir pour recueillir le témoignage d’un toxicomane et coincer un dealer : c’est qu’il ne faut surtout pas "stresser" les "usagers" d’un local d’injection ou d’un "bistrot social".

Cette politique de "réduction des risques" constitue un échec patent. On le voit aujourd’hui avec l’explosion du nombre de surdoses mortelles (50 en 2002, 56 en 2003, 58 en 2004, 63 en 2005) à Zurich, une ville qui compte pourtant plusieurs locaux d’injection et des narco-cliniques. Dans l’ensemble de la Suisse, le nombre de décès dus à la drogue a passé de 167 en 2002 à 212 en 2005. On retrouve ainsi les chiffres de la fin des années 80, juste avant l’explosion du nombre de victimes due à des "scènes ouvertes" dont la création avait été tolérée par les narco-idéologues. Le lobby ne peut désormais plus inférer de cette triste statistique annuelle que sa politique de "réduction des risques" contribue à une diminution des décès dus à la drogue. Lorsqu’il attribue cette augmentation à une tendance à consommer des drogues avec d’autres substances, notamment l’alcool, et qu’il réclame l’ouverture d’un "bistrot social" à Lausanne, il devient parfaitement incohérent.

Les citoyens et citoyennes de ce pays, eux, ne sont pas dupes. A Bâle-Campagne, en septembre dernier, ils ont plébiscité une loi "anti-cannabis" qui verrouille le marché du chanvre. A Berne, leurs élus ont refusé un "projet-pilote" de vente "contrôlée" de cannabis aux fumeurs de "joints". On espère maintenant que le peuple et les cantons rejetteront aussi massivement qu’en 1998 la nouvelle initiative "pro-cannabis", cette petite sœur de DroLeg qui contribuerait à banaliser encore davantage le chanvre à drogue et à en faciliter l’accès à un nombre encore plus important de jeunes.

Jean-Philippe Chenaux,
Centre Patronal, Lausanne

Merci à notre ami Suisse pour cet info. le lobby de la drogue en France tient le même discours, dépénalisation du cannabis, création de locaux d'injections, distribution d'héroïne etc. Didier Jayle le Président de la MILDT (Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) qui réclamait dans son plan quinquennal la création de centres de distribution d'héroïne, réclamera peut-être plus tard  la création d'un bistrot social. Les chiffres ci-dessus sont la preuve que les politiques libérales des drogues sont des échecs.