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Voici la lettre qu'un riverain du
18eme arrondissement de Paris a envoyé à l'association
Toxicomanie 18.
à l’attention de Mme ...........
Objet :
votre courrier du 9 octobre 2007
Madame,
Monsieur,
J’ai bien reçu votre
courrier d’invitation à
plusieurs réunions
d’information relatives aux
risques représentés par les
objets contaminants.
Connaissant un peu votre
association, je suis
particulièrement choqué par
une telle démarche.
Alors que vous (ou vos
alliés) distribuez des kits
de shoot aux toxicomanes,
vous venez maintenant
prévenir la population des
risques résultant de la
dissémination de ces
matériels.
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Les résidents du
XVIIIème Est en ont
marre d'être pris en
otage et de faire
les frais d'une
politique pseudo
humanitaire,
consistant à
concentrer les
problèmes de
toxicomanie dans
leur quartier. |
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Vous prétendez
alléger les
souffrances des
toxicomanes, mais
vous ne les aider en
rien à sortir de la
dépendance.
Pour
preuve, les pouvoirs
publics ferment les
yeux sur les trafics
illégaux qui
s’étalent depuis des
années aux yeux de
tous.
Il n’y a
pas de quoi être
fier de faire de ce
quartier un état de
non-droit
supplémentaire.
L’accompagnement compassionnel auquel vous contribuez
provoque des « dommages collatéraux » dont on se garde
bien de parler. Et le cynisme est poussé à son paroxysme
lorsque les pouvoirs publics osent mettre à l’ordre du
jour de certaines réunions de quartier, des thèmes
comme : « Bien vieillir à La Chapelle » alors que l’on
sait pertinemment que les premières victimes des
toxicomanes sont les personnes âgées, comme en
témoignent de récents faits divers d’agression en plein
après-midi dans des halls d’immeubles.
Et si
elles en avaient les moyens économiques et l’énergie,
quitteraient bien volontiers ce quartier.
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On tente
d’anesthésier la population par de beaux discours qui
n’ont d’autres buts que de la contraindre à accepter
comme une fatalité, la violence liée au crack, ce fléau
que la municipalité fait semblant de combattre, mais
pérennise.
Un cercle
vicieux s’est mis en place, d’abord par la droite puis
la gauche, consistant à sous-traiter le problème par des
associations qui n’ont pas forcément de feuille de route
et qui échappent à tout contrôle, bien que financés par
l’argent public.
En tant
que citoyen, riverain et contribuable, cette situation
est inacceptable.
Aussi, on
peut se demander dans quelle mesure la toxicomanie n’est
pas devenue un fonds de commerce pour le business
politico-associatif.
J’espère
qu’un jour la vérité finira par éclater au grand jour.
Avec mes
salutations distinguées
Philippe
FRETTE
(ancien conseiller de quartier)
Nous soutenons
entièrement cette
démarche.
Effectivement, il
faudra bien qu'un
jour la vérité
éclate au grand
jour.
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ET
ÇA
CONTINUE
" Subutex
les
filières
de
l’Est "
titre
LE POINT
qui
relève
que dans
les pays
Balte la
consommation
de ce
produit
" explose ",
alors
qu’en Georgie
les
comprimés
revendus
100
dollars
l’unité
sont
utilisés
en
intraveineuse
par les
toxicomanes.
Affirmant
que
chaque
jour des
passeurs
sont
interceptés
à
l’aéroport
de
Tbilissi,
le
magazine
observe
que
cette
situation
a
conduit
l’ambassadeur
de
France à
appeler
à une
" lutte
d’urgence
contre
ce
trafic ",
sachant
qu’un
séminaire
international
organisé
en mars
à
Tbilissi
" stigmatisait
l’usage
dévoyé
du
Subutex ".
D’après
le
journal,
le
démantèlement
en cours
du
réseau
parisien
" est
une
première
réponse ".
L’AFP signale que les 12 personnes interpellées ont été mises en examen comme auteur principal ou complice pour tout ou partie des infractions suivantes : " infraction à la législation sur les stupéfiants ", " infraction à la législation sur les produits vénéneux » et « escroquerie à la sécurité sociale ". Indiquant que les trois trafiquants présumés en situation irrégulière sont originaires de Tunis et de Bagdad, l’agence rapporte que les médecins sont pour leur part originaires du Maroc et de Tunisie pour deux d’entre eux, et exercent dans le 19ème arrondissement de Paris, à Villejuif et à Montreuil, alors que les pharmaciens ont leurs officines à Paris, Villejuif et Aubervilliers. L’agence qui explique que les praticiens délivraient une ordonnance pour du Subutex ou du Skénan contre 20 euros et se faisaient rembourser les consultations par la sécurité sociale en fournissant de fausses attestations de couverture maladie universelle (CMU) ou d’aide médicale d’Etat (AME), précise que les trafiquants se rendaient ensuite dans une pharmacie complaisante et obtenaient le produit sans rien débourser, grâce aux fausses attestations de CMU ou d’AME. D’après l’agence, les policiers ont retrouvé chez l’un des revendeurs plus de 200 plaquettes de Subutex, plus de 100 ordonnances vierges et un très grand nombre de fausses attestations de CMU et ils sont par ailleurs tombés au cabinet de l’un des médecins sur un millier de photocopies de fausses attestations de CMU et d’AME. Affirmant que selon la police, l’une des pharmacies aurait délivré depuis décembre 12 000 boîtes de Subutex et près de 1000 de Skénan, soit un préjudice de près de 250 000 euros pour la sécurité sociale, l’agence relève que ce marché fonctionnait depuis 2004 avec un préjudice total pour la sécurité sociale évalué à plus de 500 000 euros. L’agence qui souligne que ce trafic alimentait Paris, des pays d’Europe de l’est et la Finlande, note que le démantèlement de la filière a commencé en octobre avec l’arrestation d’un homme en possession de 32 ordonnances de Subutex, lequel avait été mis en examen et écroué, tout comme le généraliste parisien qui délivrait les ordonnances.
LE PARISIEN annonce également l’interpellation de neuf médecins et pharmaciens, précise que la pharmacie ayant vendu 12 000 boîtes de Subutex est située dans le 12 ème arrondissement de Paris.
LIBERATION qui fait également le point sur cette affaire, observe que " le Subutex est davantage prescrit en France que dans les pays voisins " qui ont plus recours à la méthadone. Le journal rappelle que " détourné de son usage et utilisé par voie intraveineuse, le produit provoque une forte accoutumance et des effets secondaires redoutables ".
Et pendant ce temps on dérembourse un grand nombre de médicaments pour les enfants ou pour les personnes âgées. Cela est la preuve qu'il fallait classer le Subutex au rang des stupéfiants. Si le crétin qui dirige la MILDT s'était appuyé sur les associations de lutte contre la drogue au lieu de penser que ce sont des associations fascisantes, nous n'en serions peut-être pas là.
Pourquoi la France a choisi le Subutex contrairement au reste de l'Europe qui se sert de la méthadone, tout simplement pour ne pas faire ce que font un grand nombre de pays "contrôler les toxicomanes avant de leur donner leur dose". Cela évite les usages détournés et surtout que le contribuable finance une drogue légale. Mais bien sûr en France, le lobby de la R.D.R fait pression pour qu'il n'y ait surtout pas de contrôle.
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DE QUI SE MOQUE LE
MINISTRE DE LA SANTE ?
Après
avoir déjà lancé deux vagues de
déremboursements de médicaments (82
médicaments en 2003 puis 156 autres
au 1er mars 2006)le Ministre de la
Santé a décidé de baisser le taux de
remboursement de 41 autres.
Cela doit permettre de faire une
économie
à
l'assurance-maladie.
Alors, pourquoi ne pas faire, en 1er lieu
des économies sur l'un des
médicaments qui creuse le plus le
trou de la Sécurité sociale : le
SUBUTEX
(l'un des douze médicaments les plus
couteux)
SUBUTEX
LA GRANDE ILLUSION
Claude Frémont ancien directeur de
la Caisse Primaire d'Assurance
Maladie nous rappelle que :
Le Subutex est mis sur le marché et est déclaré remboursable en 1996, dans des conditions libérales vraiment unique au monde. La France est un grand et beau pays, une fois de plus à l'avant garde. En matière de catastrophe sanitaire, elle s'y connaît aussi. Le Subutex explose. De 4000 personnes traitées en 1996, on passe à 50 000 en 1997, jusqu'au chiffre de 85 000 estimé aujourd'hui. Un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2005 pour le laboratoire*. Dans les douze médicaments les plus coûteux pour l'assurance maladie. A 24 euros la boîte de comprimés**, à raison d'un par jour, c'est quand même pas donné. D'autant que les consommateurs sont pris en charge à 100 %, pour la plupart d'entre eux(...)
Début 2003, la CNAMTS y va de son couplet, s'extasiant sur le bilan
" globalement positif". Et là, je me méfie, instruit par l'expérience (...) Je mobilise 3 agents et je m'y colle. Des horreurs à la pelle. Sur 500 consommateurs au long cours de Subutex, au moins une centaine de cas ahurissants et souvent dramatiques. Des doses supérieures de deux à trois fois aux doses maximales, qu'on se procure en s'adressant à 5 ou 6 médecins différents et autant de pharmaciens. Quand ça ne suffit pas, on fabrique de fausses prescriptions, sur des ordonnances dérobées. L'enquête nous prend des mois. Une base de données qui tourne à plein régime. Des milliers de dossiers épluchés, des centaines de courriers adressés, des dizaines d'assurés entendus, d'autorités alertées. Des mesures draconiennes pour limiter la casse, jusqu'au refus de prise en charge pour les cas les plus graves. Des convocations systématiques devant le contrôle médical, une mise en garde près des médecins et des pharmaciens, abusés pour les uns, laxistes pour les autres. J'impose aux consommateurs nomades le choix d'un seul médecin et d'un seul pharmacien. Je fais approuver par le conseil d'administration dix mesure d'encadrement et de contrôle conformes à des recommandations officielles posées dès l'origine, mais jamais appliquées, y compris l'utilisation de carnet de santé.(...)
Lors d'un séminaire le médecin-conseil national tente de m'assassiner. Je veux dire en paroles. J'avais eu tort d'appuyer là où ça faisait mal, de découvrir et de dire ce que nombre d'experts disaient depuis longtemps, repris par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) dans une circulaire du 22 juillet 2003 :" La large utilisation du Subutex est à l'origine d'abus et d'usage détourné. Jusqu'à 30 % des consommateurs l'utilisent en injections intraveineuses. Un circuit parallèle avec trafic de rue, troc ou revente, a été confirmé par des rapports de police et des observations de professionnels de santé." (...)
* Le fabricant du Subutex est le laboratoire Schering Plough
** La boite de Subutex est composée de 7 cachets à raison d'un par jour (quand le toxicomane respecte la dose), cela fait 4 boites par mois x 25 €. Le calcul est vite fait.
La presse révèle aussi ce scandale :
Valeurs Actuelles du 20 octobre 2006 : rien que dans la capitale, le trafic du Subutex est passé de plus de 4 000 cachets saisis en 2004, à 16 000 en 2005. Et pour les six premiers mois de cette année, plus de 9 000 cachets ont déjà été saisis !
Le Parisien du 17 octobre 2006 : Depuis 1996, ce dérivé de l'opium, répertorié comme un médicament de substitution, fait l'objet de fraudes importantes rendues possibles grâce au concours de médecins véreux. On oublie aussi un phénomène méconnu, le trafic international de Subutex à partir de la France et plus précisément de Paris. Ce trafic qui pollue la vie du quartier Château-Rouge (75018). Lors des six premiers mois de cette année, plus de 9 200 cachets ont été découverts sur des passeurs qui les transportent vers les pays de l'Europe de l'Est (Géorgie, Pologne, Lituanie, Hongrie...) et en Finlande. Le Subutex présente de hauts risque à l'injection et crée une forte accoutumance. Autre effet : ce trafic creuse le trou de la Sécurité Sociale.
Le Parisien du 17 octobre 2006 : 3 € à Paris, 70 € en Finlande
Une activité très lucrative, le quart d'un comprimé vendu un peu plus de 3 € en France (remboursé par la sécu) se monnaie à 30 € en Géorgie. Cela atteint même les 70 € en Finlande où les toxicomanes parviennent à se faire 4 ou 5 injections avec un seul comprimé. Dans ces deux pays, l'essentiel du Subutex saisi provient de la capitale.
La MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) est aussi obligée de reconnaître que les dépenses générées par les détournements de Subutex auraient atteint 20 millions d'euros en 2005 d'après son Président Didier Jayle.
Des chiffres qui doivent évidemment être très largement en dessous de la réalité, car la MILDT a toujours tendance à minorer ce qui dérange.
Pourtant en décembre 2005, la MILDT préconise le classement du Subutex dans la catégorie des stupéfiants, ce que nous réclamons depuis des années.
Malheureusement le projet récent de la MILDT de voir classer le Subutex en catégorie de produits stupéfiants à été sans suite. Confronté à l'opposition d'un lobby associatif, le Ministre de la Santé a finalement annoncé, le 15 août 2006, qu'il renonçait à ce classement.
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"Le Subutex ne
devrait pas être classé comme stupéfiant" annonce
LE MONDE du
15 juillet. Le
journal rappelle que la proposition d’inscrire le
produit de substitution aux opiacés au tableau des
stupéfiants "a été réclamé(e) par le président de
la MILDT", Didier Jayle, au début de l’année
"au
motif qu’elle permettrait de mieux lutter contre le
mésusage et le trafic de rue de ce médicament".
Pourtant, si le classement du Subutex " paraissait
acquis " en juin dernier puisque Xavier Bertrand,
ministre de la Santé, avait affirmé "on
va vers cette décision de classement", le
journal explique que c’est au cours de la phase de
concertation avec les acteurs "de la réduction des
risques" que cette "hypothèse" "s’est
éloignée". En effet, Le Monde rapporte que les
intervenants en toxicomanie ont réaffirmé leur
hostilité à cette mesure soulignant que "la
réduction des risques a remporté des succès (en 10
ans les morts par overdoses ont été divisés par 5)"
et que sensible à ces arguments, le ministère de
la Santé a préféré "opter pour un groupe de
travail" chargé de dresser "avant
la fin de l’année un état des lieux région par
région de la dispensation du Subutex et de proposer
des mesures répondant aux dysfonctionnements
observés". Le quotidien note que, pour les
intervenants en toxicomanie, la constitution de ce
groupe de travail "est une première victoire".
Toutefois, le président de la Mildt ne "se
sent pas désavoué" : "mon
objectif est de faire baisser le trafic de rue et
pour cela toutes les mesures sont bonnes à prendre",
"le classement du Subutex comme
stupéfiant n’est qu’un moyen, pas un but en soi",
a-t-il affirmé. Pour Le Monde, la position de D. Jayle est
"pourtant de plus en plus fragile" sachant qu’une "une pétition internationale (lancée
par plusieurs spécialistes de la réduction des
risques)" estime (...) que le classement par la
France du Subutex comme stupéfiant constituerait un
"précédent catastrophique pour les
autres pays".
Et
encore une marche arrière de ce gouvernement.
Décidément le lobby de la R.D.R qui fait la pluie et
le beau temps à la MILDT fait vraiment peur à nos
dirigeants.
Les groupes de travail se composent toujours des mêmes
personnes, y compris pour les communautés
thérapeutiques où elles se retrouvent juge et
partie.
Bel exemple de la démocratie en France.
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COMMUNIQUÉ
Politique de la
drogue : moins d’héroïne, plus de cocaïne,
les résultats restent accablants
Lausanne/Yverdon-les-Bains, le 9 juin 2006.
L’Association Romande Contre la Drogue (ARCD) proteste
avec vigueur contre l’interprétation scandaleuse qui est
faite d’une étude de deux chercheurs zurichois à propos
de l’évolution de la consommation d’héroïne.
Contrairement à ce qui est affirmé de manière
manipulatrice, la diminution du nombre d’héroïnomanes ne
tient pas à la "politique de la drogue libérale" menée
en Suisse ; en réalité, la situation ne s’est pas
améliorée, mais ce sont les produits stupéfiants
utilisés qui ont changé: moins d’héroïne, beaucoup plus
de cocaïne, telle est la réalité navrante de l’évolution
de la consommation, sans oublier les ravages provoqués
par un cannabis fortement dosé.
En
1991, on se trouvait à la veille de la fermeture du
Platzspitz, la première grande "scène ouverte de la
drogue" zurichoise. Si le nombre d’héroïnomanes a
effectivement diminué depuis lors, comme le relèvent
Carlos Nordt et Rudolf Stohler dans une étude concernant
les traitements de substitution à la méthadone et à
l’héroïne à Zurich (The Lancet, 2 juin 2006), on
ne saurait en attribuer le mérite à une "politique de la
drogue libérale". Il se trouve simplement que les
consommateurs de drogues ont jeté leur dévolu sur la
cocaïne et un cannabis fortement dosé plutôt que sur
l’héroïne, considérée comme une drogue de "looser", avec
les résultats accablants que l’on constate aujourd’hui :
-
Aucun pays d’Europe n’enregistre un taux de
consommation de cannabis chez les jeunes (et les
très jeunes) aussi élevé que la Suisse ; circonstance
aggravante, le taux de substance psychoactive de ce
cannabis est de 7 à 18 fois plus élevé que dans les
années 90 ;
-
L’épidémie de cocaïne apparue au lendemain de la
fermeture des "scènes ouvertes" de la drogue touche
désormais plus de 100'000 consommateurs ; aucun
programme de prévention n’a été mis sur pied ;
-
La
consommation de drogues synthétiques, ecstasy et GHB
en tête, continue de se développer ;
-
Il
résulte de cette hausse de la consommation de
drogues une violence accrue, des dépressions, des
psychoses et un taux de suicide en forte
augmentation chez les jeunes ;
-
De
1999 à 2005, le nombre de surdoses mortelles est passé
de 181 à 212 dans l’ensemble de la Suisse et de 45 à
63 dans le seul canton de Zurich ;
-
La
mise en place dans les années 90 d’une politique
dite de "réduction des risques" s’est faite aux
dépens de la prévention, de la thérapie et de la
répression. Au cours des six dernières années, 44
institutions spécialisées dans le sevrage et la
réhabilitation des toxicomanes (25 % de l’offre
totale) ont disparu. La demande pour des thérapies
résidentielles est en chute libre.
S’agissant de la prescription d’héroïne, qui a passé du
stade des essais (1994-1996) à celui d’un traitement à
prétention thérapeutique (1999), remboursé par les
caisses-maladie (2002), l’Association romande contre la
drogue tient à rappeler quelques faits. A ce jour, 2903
toxicomanes sont passé par les programmes de prescription
d’héroïne. Une partie d’entre eux (plus de 200 ?) sont
décédés. Le taux de maintien des participants dans les
programmes est d’à peine 50 à 70 % selon la durée du
passage. Ce sont les plus marginalisés, donc ceux qui
constituent le public-cible visé, qui sortent des
programmes pour des raisons de manque de collaboration.
Parmi ceux qui restent, rares sont ceux qui se dirigent
vers une thérapie axée sur l’abstinence. Le rapport
annuel 2005 du centre de prescription d’héroïne Koda, à
Berne, indique que 3 toxicomanes sur 195 ont, l’an
dernier, effectué un sevrage. Cela signifie que 98 % des
participants continuent de consommer des opiacés,
souvent en combinaison avec d’autres produits illégaux.
On contribue ainsi à entretenir leur dépendance.
Les
coûts sociaux liés à la consommation de drogues sont
évalués, en Suisse, à plus de 4 milliards de francs par
an. Sur la durée, les coûts d’un traitement axé sur
l’abstinence se révèlent beaucoup moins élevés que ceux
des programmes de substitution. Avec la prescription
d’héroïne, on fait donc assumer aux contribuables et aux
assurés des caisses-maladie des dépenses qui pourraient
être évitées.
L’ARCD
demande la mise en place d’une nouvelle politique de
lutte contre les drogues illicites fondée sur une
prévention digne de ce nom, un renforcement du
dispositif sanitaire de prise en charge, avec
l’abstinence comme but thérapeutique et une réponse
judiciaire modulée à toutes les infractions, avec une
répression ferme et systématique du trafic de
stupéfiants.
Association Romande
Contre la Drogue
Claude Ruey,
conseiller national
Jean-Philippe Chenaux,
Maximilien Bernhard
Didier Jayle le Président de la MILDT
(Mission Interministérielle de lutte contre la
drogue et la toxicomanie) et ses amis qui réclament
la distribution d'héroïne et les salles de shoot sur
le modèle Suisse connaissent-ils ses chiffres ?
Si oui dans quel but mentent-ils à la population.
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SOROS : QU'EST-CE QU'IL PRETEND ?
George Soros est né à
Budapest, Hongrie, le 12 août 1930. Il a survécu à
l'occupation nazie de Budapest et de l'Hongrie
communiste en 1947, pour ensuite partir habiter en
Angleterre, où il est ressorti de l'école d'Economie de
Londres.
La Présidente d'Europe
Contre la Drogue (EURAD), Graine Kenny, dans une
conférence à Oslo, Norvège, en septembre dernier, a
prévenu les autorités locales sur la libre consommation
de drogues, proposée par le groupe "Réduction du mal".
Elle convertirait la Norvège en un prisonnier de la
stratégie de George SOROS, pour obtenir la légalisation
globale de toutes les drogues. En plus EURAD dénonce que
les personnes financées par le milliardaire George SOROS
sont des fournisseurs de drogues.
On peut utiliser une
métaphore pour illustrer la vie dans les villes :
Aujourd’hui les jeunes pullulent dans un champ miné avec
les yeux bandés. La drogue est à porté de main et ils ne
connaissent pas les conséquences de son usage.
Selon les chiffres
officiels publiés par la Sous-secrétaire de Prévention
et Assistance des Addictions dans la Province de Buenos
Aires : "Pendant les dix dernières années la quantité des
décès parmi les jeunes de 14-19 ans a triplé dans toute
la province". Et dans 90 % de cas, dit-elle, il
s’agissait de morts évitables.
Ainsi, pendant la chute
du taux de la mortalité infantile et l’augmentation de
l’espérance de vie dans presque tout le territoire
national, le taux de mortalité parmi les adolescents
augmente à un niveau terrifiant, au point que selon les
spécialistes cela n'est jamais arrivé depuis la Guerre
du Paraguay, en 1865.
Et pendant tout ce temps
George SOROS est la figure publique qui prête sa voix à
la cacophonie de la légalisation. Le support financier,
politique et social du mouvement pour la légalisation ne
vient pas d’une grande diversité de gens et
d’organisations, mais de quelques supporters de George SOROS, comme Robert Mc Namara et Walter Cronkite.
La
Fondation des Politiques Relatives à la Drogue (DPF) à
Washington, la Fondation Tides de San Francisco,
l’Association de Réduction des dommages (ARDA) à Santa
Fe, en Argentine l’association d’échange avec le siège à
Buenos Aires Argentine, bénéficient de la générosité du
milliardaire George SOROS. Ils supportent des politiques
permissives dans l'utilisation de la drogue,
spécialement celles
de la "réduction du mal".
SOROS et ses activistes
affirment : "Apprendre aux toxicomanes l'administration
adéquate des drogues illégales, le crack inclut,
reduirait les dommages".
Apprendre à un toxicomane "l'administration adéquate des
drogues" est comme laisser un chien affamé en charge
d'une boucherie.
Entre-temps la réalité
nous montre que les adolescents qui utilisent des
drogues, se suicident, quittent leurs familles, quittent
leurs écoles et plongent dans la marginalité.
Le pouvoir de l'argent
peut-il encourager la destruction généralisée de nos
jeunes ? Nous les adultes, peut-on se plier devant
l'argent, même si les conséquences sont néfastes ? Est-il
intelligent de penser à notre poche et laisser tomber
nos devoirs d'adultes ? Est-il pensable que pour gagner
quelques pièces on désinforme nos enfants en leur
faisant croire que la drogue est un élément récréatif ?
Buenos Aires, 4 juin
2006
Claudio Izaguirre
Président
Association Antidrogue de la République
d'Argentine
Il serait
amusant de savoir, qui en France, parmi le lobby de ceux
qui réclament les salles d'injections, la distribution
d'héroïne, la dépénalisation du cannabis voir sa
légalisation touchent également de l'argent des
fondations ou des associations de M. Soros.
Si
des personnes ont des infos nous sommes preneur.
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Le
mauvais combat du lobby de la drogue
Ce
lobby instrumentalise la santé publique au profit
d’un objectif exclusivement politique, la
légalisation de toutes les drogues.
Sale
temps pour le lobby Suisse de la drogue. Depuis la
décision historique du Conseil national de ne pas
entrer en matière sur le projet de révision de la
loi sur les stupéfiants, en juin 2004, il vole de
défaite en défaite et lorsqu’il croit pouvoir de
nouveau marquer un point, c’est une victoire à la
Pyrrhus comme on vient de le voir lors du dépôt des
signatures pour l’initiative "pro-cannabis" : à peine
105'000 paraphes récoltés contre 500'000 escomptés
initialement.
Ce
lobby instrumentalise la santé publique au profit
d’un objectif exclusivement politique, la
légalisation de toutes les drogues. Son programme
comprend la mise en place d’une politique de
prétendue "réduction des risques", allant de la
prescription d’héroïne aux héroïnomanes et de
cocaïne aux cocaïnomanes, à l’ouverture de locaux
pour l’injection et l’inhalation de drogues
illégales, en passant par l’installation d’automates
à seringues dans des lieux publics, la distribution
de «sniff kits» pour les noctambules, le "testing"
des pilules d’ecstasy dans les soirées techno, et
bien sûr la légalisation du "chanvre à drogue", de
la production à la consommation. Pour que les choses
soient claires, celui dont la fondation américaine
avait cofinancé l’initiative DroLeg, en 1998, a
qualifié la "réduction des risques" d’étape
intermédiaire sur la voie de la légalisation des
drogues.
Comme
les enveloppes budgétaires des pouvoirs publics ne
sont pas indéfiniment extensibles et que des choix
doivent être opérés, l’effet le plus tangible des
mesures de "réduction des risques" déjà mises en
œuvre a été d’affaiblir les trois piliers
traditionnels de la politique de la drogue, la
prévention, la thérapie axée sur l’abstinence et la
répression. Ainsi, aucun programme de prévention ni
de soins digne de ce nom n’a été mis en place pour
répondre à l’épidémie de cocaïne née dans les années
90. Le nombre de places de thérapies axées sur
l’abstinence a brutalement chuté, faute de moyens
financiers et de motivation chez les toxicomanes. La
répression du trafic de drogues est contrecarrée par
la présence de locaux d’injection qui constituent
autant de zones de non-droit où la police ne peut
plus intervenir pour recueillir le témoignage d’un
toxicomane et coincer un dealer : c’est qu’il ne faut
surtout pas "stresser" les "usagers" d’un local
d’injection ou d’un "bistrot social".
Cette
politique de "réduction des risques" constitue un
échec patent. On le voit aujourd’hui avec
l’explosion du nombre de surdoses mortelles (50 en
2002, 56 en 2003, 58 en 2004, 63 en 2005) à Zurich,
une ville qui compte pourtant plusieurs locaux
d’injection et des narco-cliniques. Dans l’ensemble
de la Suisse, le nombre de décès dus à la drogue a
passé de 167 en 2002 à 212 en 2005. On retrouve
ainsi les chiffres de la fin des années 80, juste
avant l’explosion du nombre de victimes due à des
"scènes ouvertes" dont la création avait été tolérée
par les narco-idéologues. Le lobby ne peut désormais
plus inférer de cette triste statistique annuelle
que sa politique de "réduction des risques"
contribue à une diminution des décès dus à la
drogue. Lorsqu’il attribue cette augmentation à une
tendance à consommer des drogues avec d’autres
substances, notamment l’alcool, et qu’il réclame
l’ouverture d’un "bistrot social" à Lausanne, il
devient parfaitement incohérent.
Les
citoyens et citoyennes de ce pays, eux, ne sont pas
dupes. A Bâle-Campagne, en septembre dernier, ils
ont plébiscité une loi "anti-cannabis" qui
verrouille le marché du chanvre. A Berne, leurs élus
ont refusé un "projet-pilote" de vente "contrôlée"
de cannabis aux fumeurs de "joints". On espère
maintenant que le peuple et les cantons rejetteront
aussi massivement qu’en 1998 la nouvelle initiative
"pro-cannabis", cette petite sœur de DroLeg qui
contribuerait à banaliser encore davantage le
chanvre à drogue et à en faciliter l’accès à un
nombre encore plus important de jeunes.
Jean-Philippe Chenaux,
Centre Patronal, Lausanne
Merci
à notre ami Suisse pour cet info. le lobby de la
drogue en France tient le même discours,
dépénalisation du cannabis, création de locaux
d'injections, distribution d'héroïne etc. Didier Jayle le Président de la MILDT (Mission
Interministérielle de lutte contre la drogue et la
toxicomanie) qui réclamait dans son plan quinquennal
la création de centres de distribution d'héroïne,
réclamera peut-être plus tard la création d'un
bistrot social. Les chiffres ci-dessus sont la
preuve que les politiques libérales des drogues sont
des échecs.