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ET
ÇA
CONTINUE
" Subutex
les
filières
de
l’Est "
titre
LE POINT
qui
relève
que dans
les pays
Balte la
consommation
de ce
produit
" explose ",
alors
qu’en Georgie
les
comprimés
revendus
100
dollars
l’unité
sont
utilisés
en
intraveineuse
par les
toxicomanes.
Affirmant
que
chaque
jour des
passeurs
sont
interceptés
à
l’aéroport
de
Tbilissi,
le
magazine
observe
que
cette
situation
a
conduit
l’ambassadeur
de
France à
appeler
à une
" lutte
d’urgence
contre
ce
trafic ",
sachant
qu’un
séminaire
international
organisé
en mars
à
Tbilissi
" stigmatisait
l’usage
dévoyé
du
Subutex ".
D’après
le
journal,
le
démantèlement
en cours
du
réseau
parisien
" est
une
première
réponse ".
L’AFP
signale
que les
12
personnes
interpellées
ont été
mises en
examen
comme
auteur
principal
ou
complice
pour
tout ou
partie
des
infractions
suivantes :
" infraction
à la
législation
sur les
stupéfiants ",
" infraction
à la
législation
sur les
produits
vénéneux »
et « escroquerie
à la
sécurité
sociale ".
Indiquant
que les
trois
trafiquants
présumés
en
situation
irrégulière
sont
originaires
de Tunis
et de
Bagdad,
l’agence
rapporte
que les
médecins
sont
pour
leur
part
originaires
du Maroc
et de
Tunisie
pour
deux
d’entre
eux, et
exercent
dans le
19ème
arrondissement
de
Paris, à
Villejuif
et à
Montreuil,
alors
que les
pharmaciens
ont
leurs
officines
à Paris,
Villejuif
et
Aubervilliers.
L’agence
qui
explique
que les
praticiens
délivraient
une
ordonnance
pour du
Subutex
ou du
Skénan
contre
20 euros
et se
faisaient
rembourser
les
consultations
par la
sécurité
sociale
en
fournissant
de
fausses
attestations
de
couverture
maladie
universelle
(CMU) ou
d’aide
médicale
d’Etat
(AME),
précise
que les
trafiquants
se
rendaient
ensuite
dans une
pharmacie
complaisante
et
obtenaient
le
produit
sans
rien
débourser,
grâce
aux
fausses
attestations
de CMU
ou
d’AME.
D’après
l’agence,
les
policiers
ont
retrouvé
chez
l’un des
revendeurs
plus de
200
plaquettes
de
Subutex,
plus de
100
ordonnances
vierges
et un
très
grand
nombre
de
fausses
attestations
de CMU
et ils
sont par
ailleurs
tombés
au
cabinet
de l’un
des
médecins
sur un
millier
de
photocopies
de
fausses
attestations
de CMU
et
d’AME.
Affirmant
que
selon la
police,
l’une
des
pharmacies
aurait
délivré
depuis
décembre
12 000
boîtes
de
Subutex
et près
de 1000
de
Skénan,
soit un
préjudice
de près
de 250
000
euros
pour la
sécurité
sociale,
l’agence
relève
que ce
marché
fonctionnait
depuis
2004
avec un
préjudice
total
pour la
sécurité
sociale
évalué à
plus de
500 000
euros.
L’agence
qui
souligne
que ce
trafic
alimentait
Paris,
des pays
d’Europe
de l’est
et la
Finlande,
note que
le
démantèlement
de la
filière
a
commencé
en
octobre
avec
l’arrestation
d’un
homme en
possession
de 32
ordonnances
de
Subutex,
lequel
avait
été mis
en
examen
et
écroué,
tout
comme le
généraliste
parisien
qui
délivrait
les
ordonnances.
LE
PARISIEN
annonce
également
l’interpellation
de neuf
médecins
et
pharmaciens,
précise
que
la
pharmacie
ayant
vendu 12
000
boîtes
de
Subutex
est
située
dans le
12 ème
arrondissement
de
Paris.
LIBERATION
qui fait
également
le point
sur
cette
affaire,
observe
que
" le
Subutex
est
davantage
prescrit
en
France
que dans
les pays
voisins "
qui ont
plus
recours
à la
méthadone.
Le
journal
rappelle
que
" détourné
de son
usage et
utilisé
par voie
intraveineuse,
le
produit
provoque
une
forte
accoutumance
et des
effets
secondaires
redoutables ".
Et pendant ce temps on dérembourse un grand nombre de médicaments pour les enfants ou pour les personnes âgées. Cela est la preuve qu'il fallait classer le Subutex au rang des stupéfiants. Si le crétin qui dirige la MILDT s'était appuyé sur les associations de lutte contre la drogue au lieu de penser que ce sont des associations fascisantes, nous n'en serions peut-être pas là.
Pourquoi la France a choisi le Subutex contrairement au reste de l'Europe qui se sert de la méthadone, tout simplement pour ne pas faire ce que font un grand nombre de pays "contrôler les toxicomanes avant de leur donner leur dose". Cela évite les usages détournés et surtout que le contribuable finance une drogue légale. Mais bien sûr en France, le lobby de la R.D.R fait pression pour qu'il n'y ait surtout pas de contrôle.
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DE QUI SE MOQUE LE
MINISTRE DE LA SANTE ?
Après avoir déjà
lancé deux vagues de
déremboursements de
médicaments (82
médicaments en 2003
puis 156 autres au
1er mars 2006)le
Ministre de la Santé
a décidé de baisser
le taux de
remboursement de 41
autres. Cela doit
permettre de faire
une économie
à
l'assurance-maladie.
Alors, pourquoi ne
pas faire, en 1er
lieu des économies
sur l'un des
médicaments qui
creuse le plus le
trou de la Sécurité
sociale : le
SUBUTEX
(l'un des douze
médicaments les plus
couteux).
SUBUTEX
LA GRANDE ILLUSION
Claude Frémont
ancien directeur de
la Caisse Primaire
d'Assurance Maladie
nous rappelle que :
Le Subutex est mis sur le marché et est déclaré remboursable en 1996, dans des conditions libérales vraiment unique au monde. La France est un grand et beau pays, une fois de plus à l'avant garde. En matière de catastrophe sanitaire, elle s'y connaît aussi. Le Subutex explose. De 4000 personnes traitées en 1996, on passe à 50 000 en 1997, jusqu'au chiffre de 85 000 estimé aujourd'hui. Un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2005 pour le laboratoire*. Dans les douze médicaments les plus coûteux pour l'assurance maladie. A 24 euros la boîte de comprimés**, à raison d'un par jour, c'est quand même pas donné. D'autant que les consommateurs sont pris en charge à 100 %, pour la plupart d'entre eux(...)
Début 2003, la CNAMTS y va de son couplet, s'extasiant sur le bilan
" globalement positif". Et là, je me méfie, instruit par l'expérience (...) Je mobilise 3 agents et je m'y colle. Des horreurs à la pelle. Sur 500 consommateurs au long cours de Subutex, au moins une centaine de cas ahurissants et souvent dramatiques. Des doses supérieures de deux à trois fois aux doses maximales, qu'on se procure en s'adressant à 5 ou 6 médecins différents et autant de pharmaciens. Quand ça ne suffit pas, on fabrique de fausses prescriptions, sur des ordonnances dérobées. L'enquête nous prend des mois. Une base de données qui tourne à plein régime. Des milliers de dossiers épluchés, des centaines de courriers adressés, des dizaines d'assurés entendus, d'autorités alertées. Des mesures draconiennes pour limiter la casse, jusqu'au refus de prise en charge pour les cas les plus graves. Des convocations systématiques devant le contrôle médical, une mise en garde près des médecins et des pharmaciens, abusés pour les uns, laxistes pour les autres. J'impose aux consommateurs nomades le choix d'un seul médecin et d'un seul pharmacien. Je fais approuver par le conseil d'administration dix mesure d'encadrement et de contrôle conformes à des recommandations officielles posées dès l'origine, mais jamais appliquées, y compris l'utilisation de carnet de santé.(...)
Lors d'un séminaire le médecin-conseil national tente de m'assassiner. Je veux dire en paroles. J'avais eu tort d'appuyer là où ça faisait mal, de découvrir et de dire ce que nombre d'experts disaient depuis longtemps, repris par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) dans une circulaire du 22 juillet 2003 :" La large utilisation du Subutex est à l'origine d'abus et d'usage détourné. Jusqu'à 30 % des consommateurs l'utilisent en injections intraveineuses. Un circuit parallèle avec trafic de rue, troc ou revente, a été confirmé par des rapports de police et des observations de professionnels de santé." (...)
* Le fabricant du Subutex est le laboratoire Schering Plough
** La boite de Subutex est composée de 7 cachets à raison d'un par jour (quand le toxicomane respecte la dose), cela fait 4 boites par mois x 25 €. Le calcul est vite fait.
La presse révèle aussi ce scandale :
Valeurs Actuelles du 20 octobre 2006 : rien que dans la capitale, le trafic du Subutex est passé de plus de 4 000 cachets saisis en 2004, à 16 000 en 2005. Et pour les six premiers mois de cette année, plus de 9 000 cachets ont déjà été saisis !
Le Parisien du 17
octobre 2006
:
Depuis 1996, ce
dérivé de l'opium,
répertorié comme un
médicament de
substitution, fait
l'objet de fraudes
importantes rendues
possibles grâce au
concours de médecins
véreux. On oublie
aussi un phénomène
méconnu, le trafic
international de
Subutex à partir de
la France et plus
précisément de
Paris. Ce trafic qui
pollue la vie du
quartier
Château-Rouge
(75018). Lors des
six premiers mois de
cette année, plus de
9 200 cachets ont
été découverts sur
des passeurs qui les
transportent vers
les pays de l'Europe
de l'Est (Géorgie,
Pologne, Lituanie,
Hongrie...) et en
Finlande. Le Subutex
présente de hauts
risque à l'injection
et crée une forte
accoutumance. Autre
effet : ce trafic
creuse le trou de la
Sécurité Sociale.
Le Parisien du 17
octobre 2006 :
3 € à Paris, 70 € en
Finlande
Une activité très
lucrative, le quart
d'un comprimé vendu
un peu plus de 3 €
en France (remboursé
par la sécu) se
monnaie à 30 € en
Géorgie. Cela
atteint même les 70
€ en Finlande où les
toxicomanes
parviennent à se
faire 4 ou 5
injections avec un
seul comprimé. Dans
ces deux pays,
l'essentiel du
Subutex saisi
provient de la
capitale.
La MILDT
(Mission
Interministérielle
de Lutte contre la
Drogue et la
Toxicomanie)
est aussi obligée de
reconnaître que les
dépenses générées
par les
détournements de
Subutex auraient
atteint 20 millions
d'euros en 2005
d'après son
Président Didier
Jayle.
Des chiffres qui
doivent évidemment
être très largement
en dessous de la
réalité, car la
MILDT a toujours
tendance à minorer
ce qui dérange.
Pourtant en décembre
2005, la MILDT
préconise le
classement du
Subutex dans la
catégorie des
stupéfiants, ce que
nous réclamons
depuis des années.
Malheureusement le
projet récent de la
MILDT de voir
classer le Subutex
en catégorie de
produits stupéfiants
à été sans suite.
Confronté à
l'opposition d'un
lobby associatif, le
Ministre de la Santé
a finalement
annoncé, le 15 août
2006, qu'il
renonçait à ce
classement.
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"Le Subutex ne
devrait pas être
classé comme
stupéfiant" annonce
LE MONDE du 15
juillet. Le journal
rappelle que la
proposition
d’inscrire le
produit de
substitution aux
opiacés au tableau
des stupéfiants "a
été réclamé(e) par
le président de la
MILDT", Didier Jayle,
au début de l’année
"au motif qu’elle
permettrait de mieux
lutter contre le
mésusage et le
trafic de rue de ce
médicament".
Pourtant, si le
classement du
Subutex " paraissait
acquis " en juin
dernier puisque
Xavier Bertrand,
ministre de la
Santé, avait affirmé
"on va vers cette
décision de
classement", le
journal explique que
c’est au cours de la
phase de
concertation avec
les acteurs "de la
réduction des
risques" que cette
"hypothèse" "s’est
éloignée". En effet,
Le Monde rapporte
que les intervenants
en toxicomanie ont
réaffirmé leur
hostilité à cette
mesure soulignant
que "la réduction
des risques a
remporté des succès
(en 10 ans les morts
par overdoses ont
été divisés par 5)"
et que sensible à
ces arguments, le
ministère de la
Santé a préféré
"opter pour un
groupe de travail"
chargé de dresser "avant
la fin de l’année un
état des lieux
région par région de
la dispensation du
Subutex et de
proposer des mesures
répondant aux
dysfonctionnements
observés". Le
quotidien note que,
pour les
intervenants en
toxicomanie, la
constitution de ce
groupe de travail
"est une première
victoire".
Toutefois, le
président de la
Mildt ne "se sent
pas désavoué" :
"mon objectif est
de faire baisser le
trafic de rue et
pour cela toutes les
mesures sont bonnes
à prendre", "le
classement du
Subutex comme
stupéfiant n’est
qu’un moyen, pas un
but en soi",
a-t-il affirmé. Pour
Le Monde, la
position de D. Jayle
est "pourtant de
plus en plus
fragile" sachant
qu’une "une pétition
internationale
(lancée par
plusieurs
spécialistes de la
réduction des
risques)" estime
(...) que le
classement par la
France du Subutex
comme stupéfiant
constituerait un "précédent
catastrophique pour
les autres pays".
Et
encore une marche arrière de ce gouvernement.
Décidément le lobby de la R.D.R qui fait la pluie et
le beau temps à la MILDT fait vraiment peur à nos
dirigeants.
Les groupes de travail se composent toujours des mêmes
personnes, y compris pour les communautés
thérapeutiques où elles se retrouvent juge et
partie.
Bel exemple de la démocratie en France.
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COMMUNIQUÉ
Politique de la
drogue : moins
d’héroïne, plus de
cocaïne,
les résultats
restent accablants
Lausanne/Yverdon-les-Bains,
le 9 juin 2006.
L’Association
Romande Contre la
Drogue (ARCD)
proteste avec
vigueur contre
l’interprétation
scandaleuse qui est
faite d’une étude de
deux chercheurs
zurichois à propos
de l’évolution de la
consommation
d’héroïne.
Contrairement à ce
qui est affirmé de
manière
manipulatrice, la
diminution du nombre
d’héroïnomanes ne
tient pas à la
"politique de la
drogue libérale"
menée en Suisse ; en
réalité, la
situation ne s’est
pas améliorée, mais
ce sont les produits
stupéfiants utilisés
qui ont changé:
moins d’héroïne,
beaucoup plus de
cocaïne, telle est
la réalité navrante
de l’évolution de la
consommation, sans
oublier les ravages
provoqués par un
cannabis fortement
dosé.
En 1991, on se
trouvait à la veille
de la fermeture du
Platzspitz, la
première grande
"scène ouverte de la
drogue" zurichoise.
Si le nombre
d’héroïnomanes a
effectivement
diminué depuis lors,
comme le relèvent
Carlos Nordt et
Rudolf Stohler dans
une étude concernant
les traitements de
substitution à la
méthadone et à
l’héroïne à Zurich (The
Lancet, 2 juin
2006), on ne saurait
en attribuer le
mérite à une
"politique de la
drogue libérale". Il
se trouve simplement
que les
consommateurs de
drogues ont jeté
leur dévolu sur la
cocaïne et un
cannabis fortement
dosé plutôt que sur
l’héroïne,
considérée comme une
drogue de "looser",
avec les résultats
accablants que l’on
constate aujourd’hui
:
-
Aucun pays
d’Europe
n’enregistre un
taux de
consommation de
cannabis chez
les jeunes (et
les très jeunes)
aussi élevé que
la Suisse ;
circonstance
aggravante, le
taux de
substance
psychoactive de
ce cannabis est
de 7 à 18 fois
plus élevé que
dans les années
90 ;
-
L’épidémie de
cocaïne apparue
au lendemain de
la fermeture des
"scènes
ouvertes" de la
drogue touche
désormais plus
de 100'000
consommateurs ;
aucun programme
de prévention
n’a été mis sur
pied ;
-
La consommation
de drogues
synthétiques,
ecstasy et GHB
en tête,
continue de se
développer ;
-
Il résulte de
cette hausse de
la consommation
de drogues une
violence accrue,
des dépressions,
des psychoses et
un taux de
suicide en forte
augmentation
chez les jeunes
;
-
De 1999 à 2005,
le nombre de
surdoses
mortelles est
passé de 181 à
212 dans
l’ensemble de la
Suisse et de 45
à 63 dans le
seul canton de
Zurich ;
-
La mise en place
dans les années
90 d’une
politique dite
de "réduction
des risques"
s’est faite aux
dépens de la
prévention, de
la thérapie et
de la
répression. Au
cours des six
dernières
années, 44
institutions
spécialisées
dans le sevrage
et la
réhabilitation
des toxicomanes
(25 % de l’offre
totale) ont
disparu. La
demande pour des
thérapies
résidentielles
est en chute
libre.
S’agissant de la
prescription
d’héroïne, qui a
passé du stade des
essais (1994-1996) à
celui d’un
traitement à
prétention
thérapeutique
(1999), remboursé
par les
caisses-maladie
(2002),
l’Association
romande contre la
drogue tient à
rappeler quelques
faits. A ce jour,
2903 toxicomanes
sont passé par les
programmes de
prescription
d’héroïne. Une
partie d’entre eux
(plus de 200 ?) sont
décédés. Le taux de
maintien des
participants dans
les programmes est
d’à peine 50 à 70 %
selon la durée du
passage. Ce sont les
plus marginalisés,
donc ceux qui
constituent le
public-cible visé,
qui sortent des
programmes pour des
raisons de manque de
collaboration. Parmi
ceux qui restent,
rares sont ceux qui
se dirigent vers une
thérapie axée sur
l’abstinence. Le
rapport annuel 2005
du centre de
prescription
d’héroïne Koda, à
Berne, indique que 3
toxicomanes sur 195
ont, l’an dernier,
effectué un sevrage.
Cela signifie que 98
% des participants
continuent de
consommer des
opiacés, souvent en
combinaison avec
d’autres produits
illégaux. On
contribue ainsi à
entretenir leur
dépendance.
Les coûts sociaux
liés à la
consommation de
drogues sont
évalués, en Suisse,
à plus de 4
milliards de francs
par an. Sur la
durée, les coûts
d’un traitement axé
sur l’abstinence se
révèlent beaucoup
moins élevés que
ceux des programmes
de substitution.
Avec la prescription
d’héroïne, on fait
donc assumer aux
contribuables et aux
assurés des
caisses-maladie des
dépenses qui
pourraient être
évitées.
L’ARCD demande la
mise en place d’une
nouvelle politique
de lutte contre les
drogues illicites
fondée sur une
prévention digne de
ce nom, un
renforcement du
dispositif sanitaire
de prise en charge,
avec l’abstinence
comme but
thérapeutique et une
réponse judiciaire
modulée à toutes les
infractions, avec
une répression ferme
et systématique du
trafic de
stupéfiants.
Association Romande
Contre la Drogue
Claude Ruey,
conseiller national
Jean-Philippe
Chenaux,
Maximilien Bernhard
Didier Jayle le
Président de la
MILDT (Mission
Interministérielle
de lutte contre la
drogue et la
toxicomanie) et ses
amis qui réclament
la distribution
d'héroïne et les
salles de shoot sur
le modèle Suisse
connaissent-ils ses
chiffres ?
Si oui dans quel but
mentent-ils à la
population.
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SOROS
: QU'EST-CE QU'IL
PRETEND ?
George Soros est né
à Budapest, Hongrie,
le 12 août 1930. Il
a survécu à
l'occupation nazie
de Budapest et de
l'Hongrie communiste
en 1947, pour
ensuite partir
habiter en
Angleterre, où il
est ressorti de
l'école d'Economie
de Londres.
La Présidente
d'Europe Contre la
Drogue (EURAD),
Graine Kenny, dans
une conférence à
Oslo, Norvège, en
septembre dernier, a
prévenu les
autorités locales
sur la libre
consommation de
drogues, proposée
par le groupe
"Réduction du mal".
Elle convertirait la
Norvège en un
prisonnier de la
stratégie de George
SOROS, pour obtenir
la légalisation
globale de toutes
les drogues. En plus
EURAD dénonce que
les personnes
financées par le
milliardaire George
SOROS sont des
fournisseurs de
drogues.
On peut utiliser une
métaphore pour
illustrer la vie
dans les villes :
Aujourd’hui les
jeunes pullulent
dans un champ miné
avec les yeux
bandés. La drogue
est à porté de main
et ils ne
connaissent pas les
conséquences de son
usage.
Selon les chiffres
officiels publiés
par la
Sous-secrétaire de
Prévention et
Assistance des
Addictions dans la
Province de Buenos
Aires : "Pendant les
dix dernières années
la quantité des
décès parmi les
jeunes de 14-19 ans
a triplé dans toute
la province". Et
dans 90 % de cas,
dit-elle, il
s’agissait de morts
évitables.
Ainsi, pendant la
chute du taux de la
mortalité infantile
et l’augmentation de
l’espérance de vie
dans presque tout le
territoire national,
le taux de mortalité
parmi les
adolescents augmente
à un niveau
terrifiant, au point
que selon les
spécialistes cela
n'est jamais arrivé
depuis la Guerre du
Paraguay, en 1865.
Et pendant tout ce
temps George SOROS
est la figure
publique qui prête
sa voix à la
cacophonie de la
légalisation. Le
support financier,
politique et social
du mouvement pour la
légalisation ne
vient pas d’une
grande diversité de
gens et
d’organisations,
mais de quelques
supporters de George
SOROS, comme Robert
Mc Namara et Walter
Cronkite.
La Fondation des
Politiques Relatives
à la Drogue (DPF) à
Washington, la
Fondation Tides de
San Francisco,
l’Association de
Réduction des
dommages (ARDA) à
Santa Fe, en
Argentine
l’association
d’échange avec le
siège à Buenos Aires
Argentine,
bénéficient de la
générosité du
milliardaire George
SOROS. Ils
supportent des
politiques
permissives dans
l'utilisation de la
drogue, spécialement
celles de la
"réduction du mal".
SOROS et ses
activistes affirment
: "Apprendre aux
toxicomanes
l'administration
adéquate des drogues
illégales, le crack
inclut, reduirait
les dommages".
Apprendre à un
toxicomane "l'administration
adéquate des
drogues" est comme
laisser un chien
affamé en charge
d'une boucherie.
Entre-temps la
réalité nous montre
que les adolescents
qui utilisent des
drogues, se
suicident, quittent
leurs familles,
quittent leurs
écoles et plongent
dans la marginalité.
Le pouvoir de
l'argent peut-il
encourager la
destruction
généralisée de nos
jeunes ? Nous les
adultes, peut-on se
plier devant
l'argent, même si
les conséquences
sont néfastes ? Est-il
intelligent de
penser à notre poche
et laisser tomber
nos devoirs
d'adultes ? Est-il
pensable que pour
gagner quelques
pièces on désinforme
nos enfants en leur
faisant croire que
la drogue est un
élément récréatif ?
Buenos Aires, 4 juin
2006
Claudio Izaguirre
Président
Association
Antidrogue de la
République
d'Argentine
Il serait amusant de
savoir, qui en
France, parmi le
lobby de ceux qui
réclament les salles
d'injections, la
distribution
d'héroïne, la
dépénalisation du
cannabis voir sa
légalisation
touchent également
de l'argent des
fondations ou des
associations de M.
Soros.
Si des personnes ont
des infos nous
sommes preneur.
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Le
mauvais combat du
lobby de la drogue
Ce lobby
instrumentalise la
santé publique au
profit d’un objectif
exclusivement
politique, la
légalisation de
toutes les drogues.
Sale temps pour le
lobby Suisse de la
drogue. Depuis la
décision historique
du Conseil national
de ne pas entrer en
matière sur le
projet de révision
de la loi sur les
stupéfiants, en juin
2004, il vole de
défaite en défaite
et lorsqu’il croit
pouvoir de nouveau
marquer un point,
c’est une victoire à
la Pyrrhus comme on
vient de le voir
lors du dépôt des
signatures pour
l’initiative
"pro-cannabis" : à
peine 105'000
paraphes récoltés
contre 500'000
escomptés
initialement.
Ce lobby
instrumentalise la
santé publique au
profit d’un objectif
exclusivement
politique, la
légalisation de
toutes les drogues.
Son programme
comprend la mise en
place d’une
politique de
prétendue "réduction
des risques", allant
de la prescription
d’héroïne aux
héroïnomanes et de
cocaïne aux
cocaïnomanes, à
l’ouverture de
locaux pour
l’injection et
l’inhalation de
drogues illégales,
en passant par
l’installation
d’automates à
seringues dans des
lieux publics, la
distribution de
«sniff kits» pour
les noctambules, le
"testing" des
pilules d’ecstasy
dans les soirées
techno, et bien sûr
la légalisation du
"chanvre à drogue",
de la production à
la consommation.
Pour que les choses
soient claires,
celui dont la
fondation américaine
avait cofinancé
l’initiative DroLeg,
en 1998, a qualifié
la "réduction des
risques" d’étape
intermédiaire sur la
voie de la
légalisation des
drogues.
Comme les enveloppes
budgétaires des
pouvoirs publics ne
sont pas
indéfiniment
extensibles et que
des choix doivent
être opérés, l’effet
le plus tangible des
mesures de
"réduction des
risques" déjà mises
en œuvre a été
d’affaiblir les
trois piliers
traditionnels de la
politique de la
drogue, la
prévention, la
thérapie axée sur
l’abstinence et la
répression. Ainsi,
aucun programme de
prévention ni de
soins digne de ce
nom n’a été mis en
place pour répondre
à l’épidémie de
cocaïne née dans les
années 90. Le nombre
de places de
thérapies axées sur
l’abstinence a
brutalement chuté,
faute de moyens
financiers et de
motivation chez les
toxicomanes. La
répression du trafic
de drogues est
contrecarrée par la
présence de locaux
d’injection qui
constituent autant
de zones de
non-droit où la
police ne peut plus
intervenir pour
recueillir le
témoignage d’un
toxicomane et
coincer un dealer :
c’est qu’il ne faut
surtout pas
"stresser" les
"usagers" d’un local
d’injection ou d’un
"bistrot social".
Cette politique de
"réduction des
risques" constitue
un échec patent. On
le voit aujourd’hui
avec l’explosion du
nombre de surdoses
mortelles (50 en
2002, 56 en 2003, 58
en 2004, 63 en 2005)
à Zurich, une ville
qui compte pourtant
plusieurs locaux
d’injection et des
narco-cliniques.
Dans l’ensemble de
la Suisse, le nombre
de décès dus à la
drogue a passé de
167 en 2002 à 212 en
2005. On retrouve
ainsi les chiffres
de la fin des années
80, juste avant
l’explosion du
nombre de victimes
due à des "scènes
ouvertes" dont la
création avait été
tolérée par les
narco-idéologues. Le
lobby ne peut
désormais plus
inférer de cette
triste statistique
annuelle que sa
politique de
"réduction des
risques" contribue à
une diminution des
décès dus à la
drogue. Lorsqu’il
attribue cette
augmentation à une
tendance à consommer
des drogues avec
d’autres substances,
notamment l’alcool,
et qu’il réclame
l’ouverture d’un
"bistrot social" à
Lausanne, il devient
parfaitement
incohérent.
Les citoyens et
citoyennes de ce
pays, eux, ne sont
pas dupes. A
Bâle-Campagne, en
septembre dernier,
ils ont plébiscité
une loi
"anti-cannabis" qui
verrouille le marché
du chanvre. A Berne,
leurs élus ont
refusé un
"projet-pilote" de
vente "contrôlée" de
cannabis aux fumeurs
de "joints". On
espère maintenant
que le peuple et les
cantons rejetteront
aussi massivement
qu’en 1998 la
nouvelle initiative
"pro-cannabis",
cette petite sœur de
DroLeg qui
contribuerait à
banaliser encore
davantage le chanvre
à drogue et à en
faciliter l’accès à
un nombre encore
plus important de
jeunes.
Jean-Philippe
Chenaux,
Centre Patronal,
Lausanne
Merci à notre ami
Suisse pour cet
info. le lobby de la
drogue en France
tient le même
discours,
dépénalisation du
cannabis, création
de locaux
d'injections,
distribution
d'héroïne etc.
Didier Jayle le
Président de la
MILDT (Mission
Interministérielle
de lutte contre la
drogue et la
toxicomanie) qui
réclamait dans son
plan quinquennal la
création de centres
de distribution
d'héroïne, réclamera
peut-être plus tard
la création d'un
bistrot social. Les
chiffres ci-dessus
sont la preuve que
les politiques
libérales des
drogues sont des
échecs.