Mon rapport de 2007
sur la mission "Santé" suggérait,
dans le cadre de la
lutte contre les
drogues illicites,
la mise en place de
lieux publics de
consommation. La
plupart des usagers
aux pratiques à
risques ne sont
jamais en contact
avec des soignants.
La Suisse, après
l’expérience
désastreuse des
scènes ouvertes,
comme de très
nombreux autres pays
de l’Europe
(Faux :
5 pays seulement :
Suisse, Allemagne
Espagne, Hollande et
Norvège (le Maire
d'Oslo a de nouveau
demandé la fermeture
de la salle
d'injection pour
janvier 2010)
ainsi que le Canada
ou l’Australie, ont
ouvert des salles de
consommation au
fonctionnement
strictement
réglementé. Après
quinze ans,
différentes études
ont fait apparaître
une réduction des
overdoses et de la
mortalité, une
baisse des
comportements à
risques, une
augmentation des
démarches de sevrage
et une réduction des
nuisances dues à
l’usage de la drogue
dans l’espace public
(Faux : il suffit de
lire les rapports
sur la page "salles
d'injections").
Il est établi que
ces salles n’ont
aucun effet
d’incitation à la
consommation
(Faux : comme le
montre ce sondage
australien : 1.6%
des australiens ont
utilisé de
l’héroïne.
Cependant, les
sondages montrent
que 3.6% des
répondants habitant
la Nouvelle-Galles
du Sud disent
qu’ils auraient
utilisé de l’héroïne
si une salle
d’injection était à
leurs disposition,
pour la plupart pour
la première fois, ce
qui,
potentiellement,
doublerait le nombre
qui utiliserait la
drogue.)
: à
Vancouver, par
exemple, on a
constaté une hausse
de 30 % des demandes
de médicaments de
substitution ou de
sevrage. Et il est
bien clair qu’aucune
drogue n’est fournie
dans ces salles
(D'après M. Heinrich
d'où vient la drogue
? Va t-il agréer des
dealers officiels
?).
Êtes-vous prête à
tenter une
expérimentation ?
La
réponse de Roselyne
Bachelot a été
plutôt positive,
envisageant une
expérimentation de
salles de
consommation à
moindre risque, si
les conclusions de
l'expertise
collective conduite
par l'INSERM sur la
réduction des
risques chez les
usagers de drogues
étaient favorables :
"Monsieur
Heinrich, vous
m’avez interrogée
sur l’ouverture
expérimentale d’une
salle de
consommation pour
usagers de drogues
par injection et
consommateurs de
crack.
À l’occasion de la
journée mondiale
contre les
hépatites, le 19
mai, les
associations ont
réclamé l’ouverture,
dans le cadre du
programme de
réduction des
risques liés aux
hépatites, d’une
salle de
consommation à
Paris. Une telle
salle serait
destinée avant tout
à une population
très précarisée,
souvent sans
domicile fixe. Son
ouverture, à titre
expérimental,
s’accompagnerait
d’une évaluation de
son impact sur la
santé publique.
L’enquête collective
que conduit l’INSERM
sur la réduction des
risques chez les
usagers de drogues
traitera, à ma
demande, des salles
de consommation. La
décision d’ouvrir ou
non, à titre
expérimental, une
salle de
consommation sera
prise au vu de ses
conclusions, qui
sont attendues pour
la fin du premier
trimestre de 2010.
Au cas où celles-ci
se révéleraient
favorables, des
porteurs de projets
devront être
trouvés. Deux
associations, dont
ASUD, ont déjà été
reçues à cette fin."
(Il est surprenant
de constater que Mme
La Ministre de la
Santé qui demande
d’énormes sacrifices
au français :
déremboursement de
médicament,
augmentation du
forfait journalier
etc.. puisse trouver
des fonds si
facilement pour
faire plaisir aux
associations
favorables aux
drogues.)