UN GUIDE POUR ELEVER VOS ENFANTS SANS DROGUE
 
Si vous suspectiez que votre enfant consomme de la drogue ou de l'alcool, vers qui vous tourneriez-vous pour obtenir de l'aide, une association, un médecin, un prêtre, un professeur, ou quelqu'un d'autre ? 
 
Commentaires :
 
30 juillet 2008
> Maylis
G. a écrit :

J'ai commencé par consulter un médecin généraliste qui s'est montré indifférent. Je suis ensuite allée à l'hôpital Marmottan où l'on m'a dit "tant que votre enfant n'est pas près à arrêter on ne peux rien faire". J'ai ensuite consulté des psychothérapeutes : cela m'a aidé moi personnellement à ne pas m'enfoncer dans la dépression. Peu à peu j'ai commencé à me confier à des amies qui m'ont parlé d'associations : Parents contre la Drogue, premier pas positif avec les explications de M. Lebigot et l'entretien avec notre fils puis une autre association chrétienne Jaïre qui invite les parents à prier pour leurs enfants et à se rencontrer régulièrement pour essayer de mettre en œuvre des solutions concrètes, des petits pas. C'est la démarche qui nous a le plus aidée à progresser.

En résumé, c'est aux parents de faire le premier pas: s'informer, se documenter sur les drogues, en discuter avec d'autres parents pour savoir comment ils ont fait pour aider leur enfant. Peu à peu on devient plus pragmatique et plus apte à écouter et à proposer des solutions, à dédramatiser.

 
3 janvier 2009
> Marcelle H. a écrit :

Vers une association de parents.
 
2 mars 2009
> Pierre C. a écrit :
1er constat : La question présuppose déjà que les parents - ou le père ou la mère monoparentaux - vont se tourner vers quelqu'un, ce qui n'a rien d'évident en soi; la crainte de ce que pensera l'entourage proche de la famille, les amis, les voisins, les collègues de travail peuvent lourdement peser sur la décision de se rapprocher d'un tiers, quel qu'il soit; il ne faut jamais minimiser la crainte du regard de l'autre dans un tel contexte, et surtout dans les villages où l'anonymat n'existe pas.
 

Les Alcooliques Anonymes pérennisent quelque part cet anonymat, parce qu'ils estiment que c'est le meilleur moyen de préserver l'intégrité, la dignité  humaine de l'enfant (ou adulte conjoint..)  et de trouver  des solutions: c'est une démarche louable dont le succès ne s'est que très rarement démenti, quelque soit le résultat atteint.

 

2eme constat : Avant de demander l'aide d'autres adultes, ou de parent d'ami(e)s de son enfant, ne se seront t-ils pas d'abord tournés vers l'enfant lui même ? Ce qui soudain, leur apparaitra comme une évidence, ne va t-il pas les pousser à réagir instinctivement d'abord à son égard ? Après tout ce comportement révèle un échec éducatif, un manque de surveillance, et même si son jugement ne le porte pas à le penser, il aura soit une tendance naturelle à s'en expliquer avec lui, de le questionner avec plus ou moins de délicatesse et de diplomatie; mais s'il est perdu ou qu'il estime qu'il doit prendre conseil, peut être s'en remettra t-il à un tiers.... après ou avant ...

 

La crainte est que s'il s'adresse à son enfant directement, il commette des erreurs de jugement et que le langage du cœur, de la raison, ne soient finalement et aucunement salutaires : souvent le phénomène relève d'une histoire, d'un contexte de relations internes au groupe familial beaucoup plus complexe, qu'il conviendrait d'analyser avec recul et calme, avec un œil extérieur.

 

L'un des premier conseils est donc bien de dire au parent qu'il n'est pas isolé dans cette situation, que cela arrive à d'autres parents et que ce qu'il a pu observer et sur lequel il a forcément un avis, peut aussi relever d'un avis externe.

 

Non, en tant que parent il n'est pas seul; non, son enfant n'est pas une exception; non la solution n'est pas de se précipiter pour en parler à n'importe qui, n'importe comment. Mais n'en doutons pas : Il est seul juge de l'attitude à adopter : personne mieux que lui ne connait son enfant ni n'a de droits et de devoirs sur lui. S'il estime qu'il doit lui en parler d'abord, il le fera, d'instinct.

 

C'est là ou l'information préventive a son importance : que dire ? Comment le dire ? Quand le dire ? Comment réagir ?

 

C'est souvent le contexte de vie, familial, l'histoire de la relation parent enfant, la situation sociale et économique de la famille, l'éducation délivrée aux parents puis aux enfants de ces derniers qui commandent la réaction du parent qui découvre que son enfant est addictif à une drogue de quelque nature qu'elle soit : chaque cas est une histoire humaine singulière qui ne saurait être cataloguée et mise en boîte.

 

3ème constat : avant d'en référer à un tiers, il faut donc que les parents s'informent très exactement de la situation : peut être se trompent - ils ? Peut être l'enfant a simplement fait une tentative ou s'il est passé à l'acte ne l'a pas répété ? Si la preuve tangible d'une répétition des actes est avérée, peut être est -elle liée à ses fréquentations, à son mode de vie, son emploi du temps, un simple accident de parcours, une rencontre ? Ce simple constat n'est pas simple à réaliser, mais s'il peut être obtenu c'est déjà un premier bilan important. Et peut -être une aide extérieure peut t-elle faciliter ce résultat ?

 

Bien souvent cependant, le désarroi des parents commande leurs craintes, et la crainte le désespoir : vivre la dégradation de celui que l'on aime, sans comprendre  et ne pas savoir comment réagir est la pire des situations. il est donc important dans la plupart de ces cas de trouver un tiers pour vous aider, et de percevoir le moment où il faut en référer: trop tôt cela pourrait ne pas être justifié; trop tard...OUI dans un but préventif les circonstances peuvent rapidement appeler l'intervention d'un tiers.

 

Bien souvent la tendance naturelle d'une maman est de s'en épancher auprès d'ami(es) s'ils ou si elles sont dignes de confiance...

 

Le phénomène est bien sûr plus dramatique dans des familles socialement défavorisées : ce doit être le rôle des animateurs de proximité.

 

4ème constat : La question est à visée personnelle, elle ne prétend pas à la généralité : finalement le tiers est porteur de sens de par sa qualité : soit il est expert voire confident (le médecin) , soit il est neutre (l'association), soit il est confident (le prêtre), soit il  connait la situation particulière de l'enfant (un membre de la famille, un professeur, un ami).

 

D'instinct on se tournera sans doute vers celui qui vous apportera, selon la pression du moment, une écoute et qui donnera à son tour du sens à la démarche : l'écoute est essentielle; s'entendre c'est déjà se comprendre et échanger : se mettre dans la tranche de vie de l'autre.

 

Plusieurs avis peuvent être sollicités, qui peuvent être contradictoires...mais au bout du bout  c'est d'abord une question de choix; tout relève de cette responsabilité première des parents : faire le meilleurs choix pour leurs enfants, leur sang, leur devenir. et pour les aiguiller dans leurs choix, la neutralité de l'association , par les conseils qu'elle aura délivrée, peut, elle aussi, être facteur de réussite.

 

5 mai 2009
> Marie Claude a écrit :
Vers une association et un médecin.
 
19 mai 2009
> Célestin a écrit :
Je préfère privilégier les associations.
 
1 septembre 2009
> Joseph C. a écrit :
Vers une association spécialisée sur la drogue.
 
20 mai 2011
> Jean-Yves B. a écrit :

Il manque à l'évidence une structure publique voire associative de prise en charge médico-psychique ITINERANTE : soit les professionnels de santé se déplacent aux domiciles des intéressés soit une structure mobile (type bus ou véhicule utilitaire) proposant un soutien comparable à celui du S.A.M.U.Social.

Il serait opportun de la déployer a minima dans chaque chef-lieu de département !

 
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Parents Contre la Drogue (C) - Serge LEBIGOT